Activités

Interview de Daniel Wanders aka Dan Dynomite aka Dan45 | Lausanne

Daniel Wanders digs deeper! Alors que la compilation « Feeling Nice vol. 2″ devrait sortir tout bientôt sur Tramp records, voici quelques images de l’un de ses contributeurs qui était notre invité au mois d’octobre dernier.
« You better do not ask for any 45 he plays because it is likely to be superrare » – Tobias Kirmayer

Interview de Luis & Jimmy (Soulful Torino) | Lausanne

La musique, ils l’ont dans la peau!

Au lendemain d’une belle soirée durant laquelle mixait aussi The Mambo Chick, nous avons sorti du lit les deux compères turinois pour qu’il nous passe un peu de musique.

 

Interview de Will Holland aka Quantic | Cali

Les Enfants ont rencontré le musicien, Dj et producteur Will Holland aka Quantic lors d’un voyage à Cali, en Colombie. L’occasion de nous parler de son dernier album, Ondatrópica, et de son amour pour la musique de ce pays. Pour les plus curieux, retrouvez l’intégralité de l’interview juste en-dessous.

Will, vous êtes Dj, producteur, musicien, comment vous définiriez-vous en tant que professionnel de la musique ?

Je dirais que je suis un musicien avant tout, je passe beaucoup de temps à faire de la musique, et je suis toujours aussi enthousiaste à l’idée d’en faire. D’ailleurs, je ne me considère toujours pas comme un professionnel mais simplement comme quelqu’un d’enthousiaste, et je fais ce métier parce que je ne sais rien faire d’autre (rires) ! Je dirais que je suis d’abord un musicien, et ensuite un producteur.

Vous êtes passé par différents styles de musique, d’où vient cet éclectisme?

Mon père était un joueur de banjo et il m’a appris à jouer de la guitare, du jazz et du blues, mais au bout d’un moment, j’ai préféré faire des beats. En fait, j’ai grandi dans une maison où il y avait beaucoup de Folk, et quand on est ado, ce n’est pas la musique qu’on veut écouter. Du coup, j’écoutais plutôt les Beastie Boys, des choses comme ça, et c’est ce qui m’a donné envie d’utiliser un sampleur. Après quelques années, j’ai commencé à m’intéresser à la Soul et au Funk, alors j’ai recommencé à jouer de la guitare et c’est comme ça qu’est né le groupe Quantic Soul Orchestra. Ca a duré 3 ou 4 ans, suite à quoi j’ai commencé à voyager. D’abord à Porto Rico, ensuite en Colombie, au Panama, et j’y ai découvert de nouveaux styles de musiques.

Vous avez donc beaucoup voyagé en Amérique du sud, pourquoi avoir décidé de rester à Cali en Colombie ?

Après avoir passé pas mal de temps entre l’Angleterre et Porto Rico, j’ai été invité à Cali par un ami que j’avais connu à New York, il m’avait toujours dit que je devais y aller. Parallèlement, un autre ami négociait les droits de plusieurs morceaux en Colombie et au Panama pour en faire des compilations chez Soundway records. Il était aussi allé à Cali et a beaucoup insisté pour que je connaisse cette ville. J’y suis donc allé et effectivement, j’ai adoré. Ce qui est intéressant à Cali, c’est qu’il y a une scène musicale très riche, mais personne ne l’enregistre. Contrairement à Medellin ou Bogota, les talents locaux ne sont vraiment pas exploités. C’est ce qui m’a motivé à venir m’installer ici, et créer mon propre studio d’enregistrement, chez moi.

C’est là que vous êtes tombé amoureux de la Cumbia ?

Ce qui m’a d’abord attiré en Colombie c’est la Cumbia, le Porro, et tous ces sons tropicaux. J’écoutais par exemple Nito Parientos, Andrés Landero, et tout ce qui était dans le style « sabanero ». Mais j’ai découvert bien d’autres choses en venant vivre à Cali, ce qu’il y a de génial c’est qu’on y trouve de tout. Barranquilla et Cali sont de véritables terres d’accueil pour la musique latine, à Cali on peut trouver de la musique de Caracas, de New York, du Panama, c’est comme un centre magnétique où toutes les musiques se rencontrent.

Comment expliquez-vous le récent enthousiasme qu’il y a autour de la Cumbia en Europe, et particulièrement en Angleterre ?

C’est assez étrange parce que c’est une musique qui a connu sont apogée en Amérique latine dans les années 1960-70 avec Arturo Velasquez, Alfredo Gutierrez, Andrés Landero. Pour moi, ils représentent d’ailleurs le meilleur de cette musique. Et aujourd’hui, elle connaît comme une renaissance et arrive jusqu’en Europe. Selon moi, c’est lié au fait que les Européens sont fans de Ska, de Rock steady, de Reggae, et la Cumbia est en quelques sortes la sœur manquante de toutes ces musiques caribéennes. En fait, je parle surtout pour l’Angleterre qui a des liens très forts avec Trinidad, la Jamaïque, et les différentes musiques qui viennent de ces îles. En Colombie, spécialement à Cartagène et à Barranquilla, la musique ressemble beaucoup à celles des îles. C’est donc assez logique qu’elle devienne populaire en Angleterre. Je sais qu’en Allemagne et en Suisse ça le devient aussi depuis ces 3 ou 4 dernières années. Je pense que c’est parce que les gens écoutent de plus en plus de Reggae, de Dancehall, etc.

Parmi tous les styles musicaux auxquels vous vous êtes initié, lequel est votre fil conducteur ?

Aujourd’hui, je peux dire que ma musique préférée est celle du Pacifque ; la marimba, la chirimia. Tout ce qui vient du Pacifique est magnifique. Cette musique semble très présente ici, mais ça n’a pas toujours été le cas. Elle est en fait en pleine expansion maintenant, grâce à des festivals comme Petronio Alvarez qui la mettent à l’honneur. Dans les années 1950, on enregistrait de la Cumbia et tout ce qui venait de la côte Atlantique, mais personne ne s’intéressait à la musique du Pacifique. C’est maintenant que ça arrive et c’est génial.

Vous êtes presque devenu un ambassadeur de la musique colombienne. Comment se fait-il alors que vous soyiez connu en Europe et presque pas en Colombie ?

Je ne sais pas si je suis si connu en Europe ! (rires) Et je ne suis pas venu en Colombie pour booster ma carrière, mais simplement parce que j’aimais la musique. Ici je me produis en tant que Dj, parfois avec un groupe, mais j’aime surtout enregistrer des musiciens locaux. Et je pense qu’on ne devient pas connu en Colombie en s’enfermant dans un studio d’enregistrement ! C’est aussi parce que mon label n’est pas distribué ici. Tous les albums qui sont enregistrés ici sont distribués ailleurs, comme celui du Combo Barbaro, Quantic Soul, Tropidelico. Même Ondatrópica n’est pas encore sorti ici. Il y a donc beaucoup de musique qui a été faite ici et exportée ailleurs. Ceux qui connaissent ma musique sont souvent des gens qui ont voyagé ou qui ont fait des recherches sur internet, c’est d’ailleurs quelque chose que l’on doit changer.

Parmi tous les styles que vous appréciez, comment choisissez-vous l’ancrage musical de vos projets futurs, et comment procédez-vous pour composer ?

C’est très sporadique. Je passe par différentes phases, je recherche et collecte beaucoup de musique, y compris celle que j’ai fait, ça m’inspire d’écouter de vieux morceaux. Souvent, j’essaie de capturer l’esprit de ces vieux morceaux mais j’essaie aussi d’apporter de nouveaux arrangements, de nouvelles idées, c’est important. Par exemple dans mon dernier projet, Ondatrópica, il ne s’agit pas d’être rétro ou de réinterpréter ce qui s’est déjà fait, mais de capturer l’esprit de cette musique tropicale du passé, et de l’incorporer à de la musique moderne. L’inspiration me vient souvent en écoutant de vieux morceaux, d’anciens arrangements, surtout depuis que je suis arrivé à Cali et que j’ai vu comment travaillaient des gens tels qu’Alfredito Linares. Ca m’a permis d’expérimenter de nouvelles façons de composer.

Justement, parlons de votre dernier album, Ondatrópica. Comment est né le projet avec Mario Galeano, producteur et leader du groupe Frente Cumbiero ?

Mario avait travaillé pendant plusieurs années avec le consulat anglais. Après avoir fait un projet avec Mad Professor à Londres, il a recontacté le consulat pour lancer un nouveau projet entre l’Angleterre et la Colombie. C’est comme ça qu’on s’est rencontrés et que cet album commun est né. On ne voulait pas limiter le projet à une rencontre entre lui et moi, on voulait faire quelque chose de grand, avec tous les maestros de Colombie. Alors on a fait une liste de tous ceux qu’on avait en tête ou dont on avait entendu parler : Echeveria, Alfredito Linares, Velasquez, Fruko, etc. Toutes ces personnes ont répondu à l’appel, dans l’idée d’aborder une nouvelle approche de la musique colombienne, avec une touche progressive. En janvier 2012, on a loué une maison à Medellin pendant 3 semaines, et c’est là qu’on a fait aller et venir les différents musiciens, aussi bien de la nouvelle génération que de l’ancienne.

Combien de temps pour tout mettre en place ?

Beaucoup de temps ! Je pense qu’on a mis 6 mois à tout organiser, et pas seulement au niveau logistique, mais aussi au niveau des musiciens. Chacun est venu avec sa propre composition, et on les a toutes enregistrées. On a d’ailleurs enregistré à Discos Fuentes, qui est un studio mythique ici en Colombie.

Vous avez représenté la Colombie avec ce projet pendant les derniers jeux Olympiques, comment se fait-il qu’en Colombie personne ne soit au courant de ça ?

(rires) Oui, c’était une idée du consulat britannique pour promouvoir le projet. Une de leurs conditions était de créer un groupe qui puisse se produire à Londres. On a trouvé ça super, d’autant que la plupart des musiciens n’étaient jamais allés en Europe avant ça, donc c’était fantastique.

Quel est votre prochain projet ?

En ce moment j’enregistre avec Nidia Gongora, elle écrit, elle chante, et ça me plaît parce que c’est une nouvelle approche de la musique du Pacifique. Il y a des marimbas et d’autres instruments de la région, mais il y a aussi des sons électroniques.

Quelque chose à ajouter ?

La Cumbia est en train de prendre de l’ampleur en Europe et c’est très bien, mais je recommande aux gens d’explorer les autres styles musicaux de ce pays, parce que la Cumbia ne représente que 2% de la musique colombienne. Mais c’est un bon début !

 

Interview de Tobias Kirmayer | Lausanne

« My heart beats for the raw ». C’est par cette phrase difficilement traduisible mais on ne peut plus représentative que Tobias Kirmayer décrit son goût musical. Et c’est lors d’une invitation des Enfants que le DJ münichois, propriétaire de Tramp records, a répondu à nos questions avant d’aller remuer nos hanches au Bourg à Lausanne.

Interview de Ryo Nakata – Osaka Monaurail | Lausanne

Les Enfants de Jean Brun ont invité le groupe japonais Osaka Monaurail, et saisi l’occasion de poser quelques questions au charismatique leader du groupe Ryo Nakata. Extraits de concert et interview. Réalisé par Cristina Sanchez.

Interview de Kind & Kinky Zoo | Lausanne

Après le vernissage de leur nouveau 45 tours (« La Jupe Volante ») fêté lors de l’une de nos soirées « Holy Do! », nous sommes allés interviewer les 4 membres de Kind & Kinky Zoo dans leur local de répét’. L’occasion pour nous de s’intéresser à cette formation hors du commun.

Interview de Jazzman Gerald | Lausanne

Les Enfants ont profité d’avoir invité le légendaire Jazzman Gerald à l’une de leurs soirées « Holy do! » pour lui poser quelques questions! Son parcours, son label et son amour de la black music sont passés en revue. Interview exclusive par Beatrice Venturini, réalisée par Cristina Sanchez.

The Slingshots: Extraits du concert et interview.

Voilà notre souvenir de la soirée organisée en collaboration avec « A Soul Tribe » le 12 novembre dernier au Romandie à Lausanne. Extraits du concert et interview du groupe invité pour l’occasion: The Slingshots!