Podcasts des Enfants

Salsa Dura et autres latineries

Une mini heure de salsa dura et autres rythmes latins sur vinyle qui mettent ta coordination en échec. Les morceaux vont de l’année ’67 à ’76 avec un passage secret en 2013. Si vous êtes comme moi et que vous ne savez pas danser: Free you mind…and your ass will follow.

Ponte a bailar!

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Playlist :

ArtisteMorceau (Label)

Intro

Hector Lavoe – El Todopoderoso (Fania)

Bobby Rodriguez Y La Compañia – Ahora Te Toca A Ti (Vaya)

Orchestra Harlow – Las Luzes (Fania)

Melaza – Mal Amigo (Chulo)

Fania All-Stars – Anacaona (Live At The Cheetah) (Fania)

The Lebron Brothers Orchestra – Vacilón (Cotique)

Pete Rodriguez Y Su Conjunto – Soy El Rey (Alegre)

Orquesta Tipica Ideal – Rumba Omelenco (Artol)

Jimmy Sabater – Malambo (Tico)

Joe Cuba Sextet – Bochinchosa (Tico)

Pepe Moreno Y Su All Star Band – Me Voy Pa’l Peru (Fuentes)

Yes We Can Can

Le podcast suivant est tellement engagé qu’il n’est pas impossible que vous intégriez un parti politique après son écoute.

Les années ‘60 et ‘70 furent aux Etats-Unis un moment historique pour les afro-américains qui revendiquaient leurs droits. A une époque où l’on ne choisissait pas aussi facilement qu’aujourd’hui ce qu’on voulait écouter à la radio, la musique était un puissant moyen d’expression pour transmettre des messages. Vous trouverez dans cette heure musicale certains morceaux qui furent des classiques de l’époque et qui n’ont absolument pas perdu de leur verve aujourd’hui.

James Brown is "Black & Proud"

Sans notes de bas de page référencées tel que le ferait un thésard, nous allons grossièrement définir l’époque appelée “Black Power”. Celle-ci se situe entre les années 1966 à 1974 et fut notamment marquée par l’assassinat de Malcolm X (1965) puis, quelques années plus tard, par celui de Martin Luther King (1968). Suivront encore la révolte d’Angela Davis et plus massivement celle des Black Panthers.

Le musicien Curtis Mayfield, qui a définitivement changé la définition de la musique populaire en y ajoutant une dimension politique et sociale, est le fil rouge de ce podcast. Vous le retrouverez seul ou en compagnie des « Impressions » à la production chez Baby Huey ou encore chez Donny Hathaway qui, pour le coup, reprend superbement l’hymne de Marvin Gaye “What’s Going On?”.

"The Revolution Will Not Be Televised" disait Gil Scott-Heron

Les latinos n’étaient pas en reste et eux aussi, ont participé au mouvement. Vous pourrez d’ailleurs entendre un magnifique message de Ray Barretto sur un rythme à remuer ciel et terre.

Bref, peu importe votre couleur de peau, votre opinion politique ou votre classe sociale, cette musique parfois si douce mais toujours aussi profonde a passé l’épreuve du temps et vous donnera simplement l’envie d’être libre.

Le regret de Salmón, et il s’en excuse par avance, est de ne pas avoir intégré de morceau de Nina Simone, assurément l’une des artistes les plus engagées de sa génération.

 

« With the new civil rights bill and the new voting rights amendment now firmly in place, black people were ready for a theme song that inspired and inflamed that newfound spirit of pride and freedom. […]. James Brown was and continues to be an inspiration and a positive influence to untold members of people of all races. »

Fred Wesley à propos du morceau « I’m Black And I’m Proud ».

 

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Playlist :

ArtisteMorceau (Label)

Donny Hathaway – What’s Going On? (Atco)

The Impressions – We’re A Winner (ABC)

Baby Huey & The Babysitters – « Mighty » « Mighty » Children – Pt. 1 (Unite Yourself This Hour) (Curtom)

Gil Scott-Heron – The Revolution Will Not Be Televised (Flying Dutchman)

The Pointer Sisters – Yes We Can Can (Blue Thumb)

The Caretakers Prophecy – People (Love Your Brother) (South Park)

Mickey And The Soul Generation – Hey Brother Man (Demo) (Cali-Tex)

Jimmy Castor Bunch – It’s Just Begun (RCA Victor)

Curtis Mayfield – Move On Up (Pt. 1) (Buddha)

Ray Barretto – Together (Fania)

Jimmy Sabater – Times Are Changin’ (Tico)

The Voices Of East Harlem – Gotta Be A Change (Elektra)

James Brown – Say It Loud – I’m Black And I’m Proud (Pt. 1) (King)

Maceo And The Macks – Soul Power 74 (Pt. 1) (People)

Curtis Mayfield – We People Who Are Darker Than Blue (live) (Curtom)

Sly Johnson – Is It Because I’m Black (Twinight)

Oscar Brown Jr. – Brown Baby (Columbia)

Get Your Salmón For Christmas! (22 slices of 7 inches)

En ces périodes de fêtes, les Enfants de Jean Brun vous proposent d’écouter une sélection de quelques unes des meilleures trouvailles que Salmón a faites lors de cette année 2012. Vous y trouverez de la Soul, du Funk, du R&B, un morceau de Jazz par-ci, un morceau de Mambo par-là ou encore du groove frenchie.

Bref, un résumé de ce que les Enfants apprécient. Et comme ceux-ci ont l’ouïe fragile, chaque morceau vient du meilleur des formats audio, soit le 45 tours aka the 7 inch.

Music is the best thing your ear can get!

 

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Playlist :

ArtisteMorceau (Label)

Intro
Bud Hunga And His Combo – Traveling On Rhythms (Disc’AZ)
Alex Williams And The Mustangs – The Thrill Ain’t Gone (Jewel)
The Robins – Smokey Joe’s Cafe (Atco)
Joe Bataan – Es Tu Cosa (Fania)
Alice Dona – C’est Pas Prudent (Pathé)
Les Requins – Campus N°8 (Orly)
Jerry Washington – Baby, Don’t Leave Me (Excello)
The Soul Investigators – On Broadway (Timmion)
The Parliaments – All Your Goodies Are Gone (Revilot)
Carl Carlton – I Can Feel It (Back Beat)
Lenis Guess – Thank Goodness Gotta Good Woman (Peanut Country)
Eddie Bo – I Found A Little Girl (At Last)
Little Willie John – Don’t Play With Love (King)
Sylvia Syms – Each Day (Decca)
Bobby Day – Rockin’ Robin (London)
Mack Rice – Baby I’m Coming Home (Lu Pine)
Cozy Cole – Cozy And Bossa (Bethlehem)
Dee Dee Warwick – You’re No Good (Jubilee)
Gloria Lynne – Speaking Of Happiness (Fontana)
Nappy Brown – My Baby (Savoy)
Etta Jones – Nature Boy (Prestige)
Nelson Sanders – Tired Of Being Your Fool (La Beat)

MOTOWN

Au nord des Etats-Unis, au sein des Etats qui constituent le Midwest, se trouve la ville de Détroit dans le Michigan. Célèbre pour son industrie automobile, la ville de Détroit en possède même son surnom : la « Motown » (contraction des mots « Motor » et « Town »).

Berry Gordy en 1964

C’est le nom que l’entrepreneur afro-américain Berry Gordy donnera en 1959 à son label qui révolutionnera la « Black Music ». Son but est de populariser cette musique (et faire de l’argent) en touchant les jeunes de la classe moyenne américaine qu’elle soit noire ou blanche.

Pour ce faire, rien de plus simple! Berry Gordy, ancien employé de « Ford » copie la chaîne des entrepreneurs automobiles en 3 étapes soit: « créer, produire, vendre ». Evidemment, le procédé est facile lorsqu’on est un visionnaire comme lui et que l’on sait s’entourer des meilleurs compositeurs, meilleurs musiciens, et meilleurs interprètes.

Stevie Wonder

En effet, parmi ces derniers, on retrouve des icônes telles que Stevie Wonder, Marvin Gaye, The Jackson Five, Diana Ross pour ne citer que les plus connus. Les musiciens studio peu connus nommés « The Funk Brothers » ont été pêchés dans les meilleurs clubs de jazz du coin et ils ont, au final, associé leur talent sur un plus grand nombre de hits classés n°1 que les Beatles, les Rolling Stones, les Beach Boys et Elvis réunis! Tout cela souvent basé sur des compositions de Smokey Robinson, Nick Ashford ou encore du trio d’or: Lamont Dozier et les frères Holland.

Smokey Robinson

Bref, les studios réunissaient un vivier de talents extraordinaires couplés à un homme ambitieux. Même si le label est resté actif avec des représentants comme Erykah Badu, les Enfants ont évidemment une préférence pour le son des années 60 et 70. C’est donc moins dans l’intention de présenter un large panorama que d’écouter des coups de cœur que Salmón a préparé sa petite sélection de vinyls. De toute façon, cette musique à été conçue pour plaire à une majorité. Ecoutez donc sans crainte cet échantillon made in Motown !

« We were like the hottest producers three years in a row- I think ’65, ’66 and ’67, we were the number one songwriting and producing team in the world. Beat out the Beatles those three years« .

Lamont Dozier

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Playlist:

Artiste – Morceau (Motown ou un sous-label)

Intro : Robert White dans le documentaire « Standing In The Shadows of Motown »

Isley Brothers – All Because I Love You (Tamla)

Smokey Robinson And The Miracles – If You Can Want (Tamla)

Gladys Knight & The Pips – The End Of Our Road (SOUL)

Martha Reeves & The Vandellas – Easily Persuaded (Gordy)

Stevie Wonder – Every Time I See You I Go Wild (Tamla)

Stevie Wonder – Passo Le Mie Notti Qui Da Solo (Tamla)

Mary Wells – You Beat Me To The Punch (Motown)

Four Tops – Don’t Bring Back Memory (Motown)

Eddie Kendricks – Date With The Rain (Tamla)

Odyssey – Battened Ships (Mowest)

Jackson 5 – Moving Violation (Motown)

Edwin Starr – Running Back And Forth (Gordy)

Martha Reeves & The Vandellas – Nowhere To Run (Gordy)

The Supremes – Run, Run, Run (Motown)

Jr. Walker & The All Stars – Shotgun (SOUL)

Singin’ Sammy Ward – That Child Is Really Wild (Tamla)

Gino Parks – Fire (Tamla)

Odyssey – Our Lives Are Shaped By What We Love (Mowest)

Hammond

Une fois n’est pas coutume, la vérité sort de la bouche des églises… Les Enfants se penchent aujourd’hui sur l’instrument dont seul l’inventeur comprend le mécanisme, j’ai nommé le Hammond. Entre deux inventions, Laurens envoie valdinguer les tuyaux de l’orgue traditionnel, pour succomber à la modernité électronique. Pif paf pouf, il se porte, se transporte et coûte jusqu’à 30 fois moins cher que la bête aux longs tubes ! N’en fallait pas moins aux églises pour se ruer sur ce nouveau venu. Seulement voilà, Monsieur Jazz est passé par là. Au détour d’une porte entrouverte et d’une époque qui sent bon la fin de la prohibition, ce son inimitable parvient – entre autres – aux oreilles d’un certain Jimmy Smith, puis du label Blue Note, finissant par écumer les bars comme il se doit. De nouvelles possibilités s’offrent au Groove, et ça ne s’arrête pas là ! Petite sélection de DJ Salmón. Furtif ou omniprésent, ça couine, ça grince et ça surgit, parfois là où on ne l’attend pas. Ecoutez plutôt!

PS: Le Hammond a parfois même la capacité de s’exclamer comme on peut l’entendre sur le morceau de Jimmy McGriff « The Worm » à la 36ème minute!

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Playlist:

Brian Auger – Season Of The Witch (Polydor)

Perry & The Harmonics – Do The Monkey With James (Mercury)

Della Reese with Bobby Bryant Quintet – It Was A Very Good Year (Live) (Jazzman)

Sugarman Three – Cherry Pickin (Desco)

Reuben Wilson – Blue Mode (Blue Note)

Georgie Fame – The World Is Round (BGP – Mod Classics: 1964 – 1966 compilation)

Small Faces – Grow Your Own (Decca)

Julie Driscoll, Brian Auger And The Trinity - Indian Rope Man (Marmalade)

Lefties Soul Connection ft. Flomega – Have Love Will Travel (Melting Pot Music)

Jimmy McGriff – The Worm (Solid State)

George Semper – Collard Greens (Imperial)

The Mighty Show-Stoppers – Hippy Skippy Moon Strut (Freestyle)

Brother Jack McDuff – Let My People Go (Cadet)

Spanky Wilson – Kissing My Love (BGP)

The Sweet Vandals – Beautiful (Unique)

DJ Salmón sur Couleur 3

Photo par Cristina Sanchez

Sélection musicale de DJ Salmón ce samedi 24 mars dans le métissage mix sur Couleur 3. A vos transistors!

Merci à Joh Erba pour la proposition de mix et à Biky Bike pour le matériel d’enregistrement.

Clique ici pour accéder à l’émission sur Couleur 3! Émission du 24 mars 2012

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Playlist :

Artiste – Nom du morceau (Label)

Intro : 20’000 Lieues Sous Les Mers (Walt Disney)

Lee Moses – Bad Girl (Part 1) (Musicor)

Rosetta Hightower – Big Bird (Toast)

Eddie & Ernie – Bullets Don’t Have Eyes (Ever-Soul)

True Reflection – Beer Cans And Empty Hand (Atco)

Lucille Mathis – I’m Not Your Regular Woman ( A-Bet)

Dee Dee Gartrell – I Must Be Doing Something Right (Maverick)

Yvonne Fair – Say Yeah Yeah (Dade)

Sir Guy & The Rocking Cavaliers – Funky Virginia ( D.P.G.)

Ray Charles – You’re Just About To Lose Your Clown (ABC)

Nick Waterhouse & The Turn-Keys – Some Place (Pres)

Shirley Ellis – The Clapping Song (London)

Erma Franklin – Don’t Wait Too Long ( Epic)

Jean Dushon – Feeling Good (Cadet)

Mark Murphy – Why Don’t You Do Right ? (Riverside)

Richard Fudoli – Gwee (Maestro)

Tippie And The Clovers – The Bossa Nova (Tiger)

Little Bob – I Got Loaded (La Louisianne)

Mel Torme – Comin’ Home Baby (London)

Sugarpie Desanto – Going Back Where I Belong (Veltone)

Valerie & Nick – I’ll Find You (Glover)

Maxcine Dixon – Double-Talkin’ (Topaz)

Nola vol. 2

Pour la seconde fois, les Enfants vous proposent une heure de l’inépuisable musique « made in New Orleans », histoire de fêter Mardi Gras comme il se doit! Avant d’enfiler votre plus beau costume, rien de tel que les mots du photographe William Claxton pour se rappeler ce qui rend cette ville aussi unique: « Sa musique, à l’instar de l’éclectique « cuisine du grand Sud « , reflète les racines européennes et africaines des néo-orléanais. Les Français et les Anglais ont apporté leurs instruments à vent et à cordes, les Allemands leurs cuivres et les Africains leur cœur qui bat au rythme de leurs tambours et des tempos uniques de la jungle. Les musiciens noirs et blancs ont uni ces instruments, battements et rythmes pour créer ce qu’on appelle désormais le jazz. » (préface de son livre « New Orleans 1960 »). Rhythm & Blues, Soul et Funk qui en découlent s’emboitent le pas dans le suivant podcast, soigneusement concocté par Salmón. Sortez les cuivres et en avant la parade!

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Playlist :

Artiste – Nom du morceau (Label)

Allen Toussaint – St. James Infirmary (Nonesuch) on « The Bright Mississippi » LP (photo couverture par William Claxton )

Earl King – Street Parade Pt. 1 (Kansu)

Danny White – The Twitch (Frisco)

Eddie Bo – Tee Na Na Na Na Nay (At Last)

Robert Parker – Walkin’ (Ron)

Smokey Johnson – It Ain’t My Fault Pt. 1 (Nola)

The Dixie Cups – Iko Iko (Red Bird)

Lee Dorsey – Working In The Coalmine (Amy)

Cyril Neville – Gossip (Josie)

Claude & Hank Carbo – Fox In A Mini Skirt (Castle)

Betty Harris – Mean Man (Sansu)

Eldridge Holmes – Humpback (Jet Set)

Eddie Bo – Shake, Rock And Soul (Cinderella)

The Unemployed – Funky Thing Pt. 1 (Cotillion)

Louis Prima – Buona Sera (Capitol)

Fats Domino – Blue Monday (Imperial)

Earl King – Trick Bag (Imperial)

Little Bob – Nobody But You (La Louisianne)

Ernie K-Doe – Beating Like A Tom Tom (Minit)

Allen Toussaint – Go Back Home (Alon)

Rhythm & Blues

Rhythm’n’Blues. Tout est dit. Ou presque! Comme souvent après la guerre, à la fin des années 1940 l’ambiance est propice à la distraction, à la fête et au dancefloor. Autant dire qu’une injection de rythme dans le dénommé blues est la bienvenue! Le gospel sort des églises pour s’aligner au swing d’un jazz précurseur et le public est au rendez-vous. Les années 1950-60 voient alors l’explosion de nombreux groupes noirs américains engendrant une incontrôlable envie de claquer des doigts. Cuivres et voix charismatiques deviennent les maîtres mots de ce qui s’avère être la base de tout ce qu’on écoute. En effet, pas besoin d’une oreille aiguisée pour reconnaître ici la grande sœur de la soul et du rock’n’roll. La suite, on la connaît.

Aujourd’hui, les fifties revivals ne se comptent plus. Petit clin d’œil cependant à celle qui aura su s’approprier les ingrédients du genre en les mettant au goût du XXIème siècle. Rest In Blues Amy!

« I like the freshness in that old music » Liam Large

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Playlist de DJ Salmón:
Intro
Bobby Bland – 36-32-36
Terry Timmons – Got Nobody To Love
Nappy Brown – Coal Miner
Varetta Dillard – That’s Why I Cry
Lloyd Nolan – I Don’t Know About You
Vernon Dilworth And His Top Cats – Shorty
Betty James – I’m A Little Mixed Up
Big Maybelle – That’s A Pretty Good Love
Bellino – Boss Bossa Nova
Gino Parks – Same Thing
Dolly Cooper – My Man
Ann Cole – I’ve Got A Little Boy
The Chimes – Chop Chop
Mike Pedicin – Burnt Toast And Black Coffee
Lulu Reed & Freddy King – You Can’t Hide
Lee Shot Williams – You’re Welcome To The Club
Ivory Joe Hunter – I Got To Learn To Mambo
Ki Ki Page – Big Boy
Charles Sheffield – It’s Your Voodoo Working
The « 5″ Royales – Think

NOLA

New Orleans, ou Nola, pour les intimes. Voilà une sacrée branche dans l’histoire de la « black music » américaine, dont l’omniprésence de la musique en fait aujourd’hui encore un véritable musée vivant. Au début du siècle dernier, cette ville à la fois hispano-française et située au cœur des Caraïbes semblait abriter des mœurs bien permissives aux yeux de l’Amérique puritaine… Grand bien nous fasse ! A travers son sens de la fête et ses nombreux musiciens noirs, la ville était alors propice à accueillir cette étrange musique – le Jazz – d’abord dans les bars chauds de la ville, et plus particulièrement dans le quartier de Storyville. A une époque où aux Etats-Unis la ségrégation empêchait les musiciens noirs de se produire face à un public blanc, le Jazz de la Nouvelle Orléans adoptait petit à petit son propre style pour devenir la première musique noire à se faire connaître dans le monde. En découle un groove aussi tranquille qu’il peut être déluré ! Laissant place à quelques douces dérives, telles que la Soul, le Blues et le Funk à la sauce Nola.

Et pour une approche différente de la richesse musicale de cette ville, les Enfants vous invitent à vous plonger dans la Nouvelle Orléans post Katrina à travers la série Treme (bande-annonce ici). La seconde saison devrait sortir tout soudain !

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Playlist de DJ Salmón:

Lee Dorsey – Give It Up

Betty Harris – There’s A Break In The Road

Willie West – Fairchild

Cyril Neville – Tell Me What’s On Your Mind

The Meters – Hey Pocky A-Way

Ernie K. Doe – Here Come The Girls

Alvin Robinson – Down Home Girl

Dave Bartholomew – Shrimp & Gumbo

Larry Dale – Drinkin’ Wine Spo-Dee-O-Dee (Exception à la liste, ce morceau ne provient pas de Louisianne mais il a le son typique de la Nouvelle-Orléans)

Father & Son – Soul In The Bowl Pt. 1

The Vibrettes – Humpty Dump Pt. 1

David Robinson – I’m A Carpenter Pt. 1

Ernie & The Topnotes Inc. – Dap Walk

Rose Mitchell – Baby Please Don’t Go

Benny Spellman – Fortune Teller

Fats Domino – When I See You

Inell Young – What Do You See In Her

Betty Harris – What’d I Do Wrong ?

Alvin Robinson – Something You Got

The Meters – Stormy

Latin Soul

New-York, les années 1960, I had a dream! En pleine période de lutte pour les droits civiques et du Black Power, la musique afro-américaine était inévitablement engagée. Bien qu’on en parle moins souvent, les Latinos de la ville, concernés par les conflits de couleur, ayant grandi dans les rues de Harlem et du Bronx, ne pouvaient que souhaiter participer à ce mouvement ainsi qu’à sa musique. Chez leurs parents, ils écoutaient du mambo, du chachacha, des boleros. Dans la rue, ils écoutaient du jazz, du R&B et de la soul. Une chose en entraînant une autre, shake it move it, le boogaloo est né, fruit de convergences culturelles et politiques. En tant que fusion entre les rythmes afro-cubains, portoricains, et la Black Music américaine que l’on affectionne tant, ce style musical posera les bases de la Latin Soul.

Et pour une meilleure immersion dans cet univers musical, voici l’extrait d’un documentaire de Mathew Warren en cours de réalisation. Vous y retrouverez la plupart des artistes que Salmón vous propose dans son podcast.

Boogaloo to Salsa Clips from Mathew Warren on Vimeo.

« Latin Soul is music made for dancing » Hugo Mendez

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Playlist:

Willie Bobo – Evil Ways

Willie Colón – Eso Se Baila Asi ft. Hector Lavoe

Joe Torres – Get Out Of My Way

Pete Terrace – I’m Gonna Make It

Black Sugar – Too Late

Ray Barretto – New York Soul

Bobby Valentin – Use It Before You Lose It

The Latin Blues Band – Lay An Oz On Me Baby ft. Luis Aviles

Joe Bataan – Latin Strut

Harvey Averne – Never Learned To Dance

Orchestra Harlow – Freak Off

Hector Rivera – I Want A Chance For Romance

La Lupe – Fever

Johnny Zamot – Hey Mama

Har-You Percussion Group – Feed Me Good

Pete Rodriguez And His Orchestra – Here Come The Judge

The Quantic Soul Orchestra – Regi Bugalú

The Soul Fantastics – Aint No Sunshine